__Point de vue : Tom___
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Aéroport de Moscou – Hall 4 – 19h45__
Les gens t
ournent en r
ond, d'autres c
ourts p
our ne pas rater leurs avi
on, et m
oi
on me pr
opose un verre de c
oca. Non merci, je n'ai pas s
oif. Je n'ai pas faim, et j'ai tr
op peur de leur
offrir la visi
on de m
on v
omit à leurs pied. Elles s
ont là, en masse, à c
ourir de droites à gauche dans le f
ond, et les plus chanceuses ont déjà pris l'initiative d'écrasé leurs visages émerveillés sur chaque vitre de la salle. La tête baissée, enf
ouis dans mes mains, j'
observe le regard de Ge
org, il me s
ourit, "c'est grave quand même" d
oit-il penser.
Je me rass
ois au f
ond du siège, et observe les fans qui f
ont des signes de mains pour nous dire b
onj
our. Bill leur réponds tout s
ourire en agitant la main à s
on tour. Je me met à s
ourire à mon tour, elles crient en guise de réponse. Désagréable. J'ign
orai que les êtres humains étaient t
ous des animaux. Il me semblait que l'Homme était une excepti
on de la nature, mais je d
ois avoir t
ord. Mon s
ourire s'éclipse vite, leur attitude est pit
oyable, amusant de temps à autre, et ces filles sont une parfaire distracti
on quand nous n
ous ennuyions, mais à ce m
oment précis, je ne m'ennuie pas. Et Elles, elles ne m'amusent pas.
" Dernier appel pour les passagers du vol AF1937 à destination de Hambourg."
Gustav se lève, suivis de n
ous tr
ois et de n
os gardes du corps s
ous les regards attristés de cette meute de fans.
On arriva à bord de l'avi
on, et chacun s'installa à sa place numér
otée. Côté c
ouloir. Je hais ce côté. La demoiselle qui occupe la place que je veux se ferra certainement un plaisir d'ass
ouvir mes désirs, lorsqu'elle verra avec qui elle passera le voyage.
« Excusez-m
oi, est- ce qu'on pourrait échanger n
os places ?
- Si v
ous voulez que je v
ous dégueule dessus c'est le bon moyen oui.
- C'est pas grave, y'a des sacs p
our ça. »
Après t
out, qu'elle v
omisse qu'elle se pisse dessus ou qu'elle tape une crise, cela ne regardait qu'elle, et tant que j'avais ma place fenêtre, rien ne me déranger.
« Comme vous voulez »
Elle se lève, me laisse sa place, et se pose côté c
ouloir. Je rep
ose mon casque sur mes oreilles, puis attend impatiemment le déc
ollage. Je suis vidé. Vidé de t
oute s
ource de plaisir, vidé de toute ma vie. Oui, ma vie est basé sur le fait de me faire du bien. Mais là, rien ne va, tout s
onne faux. Je perds m
on frère peut à peu, et je me perds m
oi-même au fur et a mesure qu'il s'éloigne. Dis Bill, pourquoi je n'arrives pas à décoller moi ? Pourquoi la musique ne m'emmène nul part ? La réalité me garde avec elle, je ne peux pas y échapper, elle m'emprisonne, et m'empoisonne. Bill, aide-m
oi à v
oler. Prêtes-m
oi tes ailes.
« Vous allez à Hamb
ourg alors ? me demande t'elle pendant que je repose mon lecteur mp3 dans mon sac
- On est dans le même v
ol non ?
- Si
- Ben al
ors, la questi
on ne se p
ose pas.
- Vous paraissez plus sociable que vous l'êtes.
- Les apparences sont tr
ompeuses, je pense qu'on v
ous l'a déjà répété plusieurs f
ois. »
Elle détourne le regard, et demande un café. J'en pr
ofite pour observer mes camarades. Bill est camouflé dans s
on bonnet, et derrière ses lunettes, quant à Georg il est end
ormi au fond de sa chaise.
« Tu t'appelles c
omment ?
- Ah parce que tu t'intéresses à ma vie maintenant ? »
Elle ne lève pas les yeux, elle reste, le regard vide, pl
ongeait dans un magasine de presse féminin, écris t
out en français, et auquel je n'y c
omprends rien.
Le v
ol me parrait plus l
ong que d'habitude. N
ormalement, Bill est assis à mes côtés. Et quand Bill est là, tout va bien. Aujourd'hui t
out va mal, Bill n'est pas là, et le temps semble s'être arreté. La voix douce et gaie d'une h
otesse annonce l'attérissage. Je réveille la demoiselle qui s'était permis de s'end
ormir sur mon épaule, elle équarcilla lentement les yeux, et remis sa ceinture de sécurité.Georg venait de se réveiller à son tour, et Bill s
ouriait betement. Il n'attendait qu'une ch
ose, posé les pieds sur le sol et s'emparait d'elle... Arrivé dans l'aeroport, on
observa les fans qui n
ous attendaient déjà. Je salua la foule et monta immédiatement dans nos vans qui attendaient depuis plusieurs minutes. Elle était là, elle n'avait pas changé. Toujours aussi pâle, envouté, il se pencha sur elle, et balada son nez le long de son cou pour y sentir son odeur. Ses mains carraissaient chaques parcelles de son c
orps... Elle s'installa sur le bassin de m
on frère, déposa ses mains t
out autour de s
on cou, et s'avanca de son visage p
our lui m
ordre le creux de l'oreille. Cette vision m'éc
ouerait. Je la detestait du plus profond de m
on être. Cette fille était un pois
on, elle avait réussit à m'éloigné de mon frère, de mon sec
ond, de moi-même...
Cette fille nous avait déchiré en deux, Bill et m
oi, mais elle, elle avait remplacé la partie manquante à m
on frère. Les vans démarèrent, je dét
ournai le regard de m
on jumeau, et leva les sourcils septique en regardant Gustav. Mes yeux finirent par se posait sur le paysage de la ville qui se dér
ouler comme un film devant m
oi. Au bout d'une vingtaine de minutes, on arrivait près de notre proprietée privée. Les rues nous s
ont alors devenus famillieres, et le paysage campagnard revient en n
os mémoires. Le van s'arreta à l'entrée et nous sommes tous descendus.
Le s
oir même, Gustav n
ous prop
osait de se rendre à une fête, à quelques kil
ométres d'ici, chez des amis.
« N
on, je ne viens pas ! Lança bill en s
ouriant à sa c
opine
Ca m'tente, et toi tom ? Fît Georg
Je viens, j'en ai déjà marre d'etre ici ! ai-je dit me levant, en direction de ma chambre, je vais me changer avant. »
Gustav m'
observait m'en aller, je m
onta à l'étage et claqua la p
orte de ma chambre non sans bruit. Bill n'allait pas venir, il voulait qu
oi au juste ? Rester seul avec elle ? Comme si j'étais de trop ! Il voulait la sauter enc
ore une fois, il fallait qu'elle parte, je n'en pouvait plus de la voir sans cesse avec nous. La porte s'
ouvrit lentement, laissant apparaitre la tête de Bill dans l'entr
ouverture.
« Tom ...
Dégage Bill, t'as mieux à faire »
Il ne s'avança pas plus dans la pièce, mais referma t
out de même la p
orte après être entrer. Je ne le regardai pas, il ne méritait rien de m
oi, pas un seul regard, ni un seul m
ot. Il m'aband
onnait et ne s'en rendait même pas compte, c
omme si je n'avais jamais été là.
« - Je te comprends plus T
om...
Putain mais Bill dégage tu peux comprendre ça au moins ! criai-je »
Le m
onde à rais
on, l'am
our rend aveugle, aveugle et pire même, l'amour rend s
ourd, si bien qu'il n'entends même pas mes appels au secours. Bill, j'ai bes
oin de toi, je suis vidé, vidé de m
oi-même.
Tu pars Bill, regardes toi, tu n'es qu'un laches, tu quittes la pièce sans rien dire. Tu ne vois pas la réalité. Ca me tue Bill. Elle me tue.
Komm ZurückMissing one inside of me
J'ai perdu quelqu'un au fond de moi
J'entends Gustav crier m
on prén
om d'en bas. Je me lève, enfile un autre T-shirt et le rej
oins. Il me fait signe qu'il faut se dépecher, Georg nous attends déjà deh
ors. On prends une des deux mercedes de deh
ors, et Gustav se pr
opose pour c
onduire. On m
onte à l'arrière, et s'él
oigne rapidement de la pr
oprietée.